
La Colombie est aux prises avec un conflit armé depuis plus de quarante ans et rien ne laisse présager qu’une paix puisse être négociée dans un proche avenir. La situation des droits humains se trouve grandement affectée par cette réalité et de nombreuses violations sont répertoriées à l’échelle nationale. Le taux d’homicide au cours des 10 dernières années a varié entre 40 et 68 pour 100 000 habitants, alors qu’au Canada, il se maintient généralement sous la barre de 2. Pour la Colombie, cela représente 17 717 assassinats pour 2009 seulement . De plus, au cours de cette même année, 286 389 personnes ont été victimes de déplacement forcé, pour un total de 4 915 579 depuis 25 ans . À ces crimes s’ajoute une négation du droit à la liberté d’opinion et d’expression puisque dans ce pays, défendre publiquement une cause sociale, c’est mettre sa vie en danger. C’est donc dans ce délicat contexte qu’Avocats Sans Frontières a commencé ses activités en Colombie en 2003 et a collaboré à la réalisation de la Caravane Internationale de Juristes dont la deuxième édition a eu lieu en août dernier et à laquelle j’ai eu la chance de participer en tant que stagiaire d’ASF-ULaval.
Ms Alyssa Brierley traveled to Colombia in August 2010 on behalf of both Lawyers without Borders Canada and Lawyers Rights Watch Canada. She was part of a 60-people strong delegation of legal praticioners who spent a full week monitoring access to justice for victims of severe human rights abuses and the right of lawyers to carry out their professional duties. Alyssa tells us about the days she spent in Barranquilla, on the Caribbean Coast.
Grâce au soutien d'ASF Canada, Me Francisco Vivar, avocat spécialisé en litige oeuvrant au sein du Bufete jurídico de derechos humanos de Guatemala, put prendre part à la Caravane internationale de juristes qui eut lieu en août dernier en Colombie. Cela lui permit de dresser des constats fort éclairants, tant sur la réalité colombienne que sur celle de son propre pays. Il relate pour nous son expérience.
On August 28, following five intensive days of meetings with officials, victims groups and human rights defenders, the 2nd International Caravan of Jurists left Colombia. The Caravan travelled to Bogota and several regions of the country, and culminated in a national press conference. The Caravan delegates vowed that, from their respective home countries, they would continue to monitor the situation of human rights lawyers in Colombia. They emphasized that they would hold the new government - and notably Vice-President Angelino Garzón with whom they met during their visit – to the promise of upholding the right of human rights defenders to carry out their work on behalf of the thousands of victims of human rights abuses in Colombia.