2005 : Soutenir la transition vers l’État de droit


Année marquante pour ASFC : l’organisation compte sur un premier appui à temps complet avec la nomination, à titre de directeur général, de Me Pascal Paradis. ASFC a pour objectif de se rapprocher du public et organise une tournée canadienne en compagnie de M. Reinaldo Villalba Vargas, membre de notre partenaire Colectivo de abogados José Alvear Restrepo (CAJAR), et qui vise à sensibiliser les autorités et le public sur la situation en Colombie.


En Colombie, ASFC constate qu’à la lumière des nombreuses attaques et situations dramatiques vécues par les avocat.es dans le pays et pour avoir de l’impact dans les dossiers de violations des droits humains, il faudra de plus en plus insister sur les actions de dénonciation, d’intervention, d’accompagnement et de suivi. La priorité est également accordée au renforcement du réseau de solidarité dans la profession.

Le droit à la vérité et à la réparation, la lutte contre l’impunité et la représentation des victimes dans un contexte de démobilisation des groupes paramilitaires deviennent également des éléments centraux dans la poursuite du projet Solidarité et défense des avocats de la défense.

 

 

 


En Afghanistan, les décennies de guerre civile font en sorte que la justice afghane se retrouve dans une phase de transition. ASFC s’associe à ASF France afin de remettre au ministre de la Justice un projet de Code de déontologie et un projet créant une association nationale d’avocats.es, une démarche initiée à la demande de son prédécesseur et qui s’appuie sur un projet élaboré par la Commission de la réforme judiciaire afghane.

La Secrétaire d’État à la condition féminine, de même que des représentants de l’Association des juristes et de la Commission indépendante des droits de la personne, signifient leur intérêt à participer à des formations pour lesquelles le ministère de la Justice souhaite devenir le partenaire majeur et qui portent sur :

  • les instruments juridiques internationaux protecteurs des droits humains ;
  • les droits de la personne, des femmes et des enfants ;
  • le droit du travail.

Toutefois, en raison de la trop grande insécurité dans le pays, ASFC se voit contrainte de mettre fin au projet Pour que l’espoir demeure.

 


Au Nigéria, les personnes les plus pauvres, surtout les femmes, continuent d’être celles qui subissent les injustices les plus flagrantes. Les cas de lapidation, d’amputation de membres et de flagellation continuent d’être fréquents à la suite de condamnations prononcées par des tribunaux islamiques des États du Nord du pays.

La situation demeure précaire pour plusieurs prisonniers qui sont détenus sans connaître les motifs de leur incarcération. Cela donne lieu à des scènes éprouvantes, comme celle d’un prisonnier de la prison de Bauchi qui demande à ce que sa main soit amputée le plus rapidement possible afin qu’il puisse aller de l’avant et reprendre sa vie.