2008 : À la tête d’une coalition d’organisations juridiques


Dans le dossier Omar Khadr, enfant-soldat emprisonné depuis 2002 à Guantanamo, ASFC contribue au débat juridique afin de demander son rapatriement et de démontrer au public que ce cas emblématique est capital en matière de respect des droits humains.

ASFC met sur pied une coalition d’organisations du monde juridique qui regroupe plus de 50 000 membres provenant du Barreau du Québec, de l’Association du Barreau canadien, de l’Association du Jeune Barreau de Montréal, du Réseau des juristes, d’Amnistie internationale francophone, d’Amnesty International Canadian Legal Network, de Lawyers Rights Watch Canada, de Canadian Lawyers Abroad et de la Ligue des droits et libertés.


En Haïti, les formations offertes à l’Université d’État en Haïti (UEH) et auprès de regroupements de la société civile continuent et portent notamment sur le droit international des femmes et le droit international du travail. Des outils méthodologiques sont mis à disposition de plus de 250 avocats, juristes, membres de la société civile et étudiants en matière de droits humains.

En compagnie de l’organisation Centre de documentation et de recherche sur les mouvements d'émancipation de la femme (EUFOFANM), des efforts de sensibilisation sont menés afin de concevoir et de réaliser, pour la télévision locale, des capsules juridiques qui vulgarisent le droits des femmes.

 

 

 

 

 


En Colombie, ASFC démarre le projet Accès à la justice des communautés autochtones et coordonne le lancement d’une Caravane de juristes avec ses partenaires du Colectivo de abogados José Alvar Restrepo (CAJAR) et de l’Association colombienne des avocats défenseurs des droits humains Eduardo Umaña Mendoza (ACADEUM).

Présente à Bogota et dans six régions, et réunissant 53 juristes provenant de 8 pays, elle constitue la première mission internationale d’observation des avocats défenseurs des droits humains dans le pays.

Avec l’aide de décisions rendues par la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CourIDH) et de tribunaux colombiens, ASFC réussit à démontrer que des liens entre divers paliers de l’État et les paramilitaires continuent d’exister. Ces liens sont avérés à la suite d’une vague d’arrestations, d’inculpations et de peines d’emprisonnement à l’encontre politiciens, de fonctionnaires et de membres de forces de l’ordre.

Dans le cadre des négociations visant la mise en place d’un accord de libre-échange Canada-Colombie, ASFC témoigne devant le Comité permanent sur le commerce international du Parlement canadien et recommande que la signature de ce traité soit conditionnelle à la satisfaction de conditions préalables sur le plan des droits humains.

Le rapport final de la commission cite à de nombreuses reprises le travail d’ASFC, notamment en ce qui concerne l’adoption de mesures concrètes pour mettre un terme aux liens entre l’État et les paramilitaires et la nécessité de protéger les avocat.es, les juges, les fonctionnaires, les citoyen.nes et les organisations de la société civile qui travaillent à la promotion des droits humains dans le pays.


Au Pérou, ASFC effectue sa première mission et assiste notamment à une partie clé du procès contre l’ancien dictateur Alberto Fujimori.