2012 : D’autres victoires pour les victimes de crimes contre l’humanité


Après 10 ans d’existence, ASFC compte sur une équipe d’une quarantaine d’employés dans ses quatre bureaux, de multiples collaborateurs et partenaires locaux et plus de 200 bénévoles et contributeurs de partout au pays.


Au Guatemala, ASFC prend en charge le déplacement en Équateur et au Costa Rica des personnes qui doivent témoigner devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CourIDH). ASFC apporte son appui à ses partenaires du Cabinet des droits humains du Cabinet juridique populaire de Rabinal et du Centre d’action juridique pour les droits humains, qui obtiennent d'importantes victoires, notamment pour les cas :

  • du « Journal militaire », un cas axé sur une liste de 183 personnes disparues entre 1983 et 1985, un document qui prouve la systématisation de la répression étatique pendant le conflit armé ;
  • de la communauté de Rio Negro, où cinq massacres ont été perpétrés entre 1980 et 1985 par des représentants de l’armée du Guatemala et des miliciens membres des Patrouilles d’autodéfense civile (PAC). La Cour a reconnu la responsabilité internationale de l’État guatémaltèque pour violation du droit à la vie, de l’intégrité personnelle, de la reconnaissance de la personnalité juridique et de la liberté personnelle des membres de la communauté.

ASFC dépêche des dizaines de coopérants volontaires et offre un soutien financier, matériel et technique pour soutenir le Cabinet juridique de droits humains afin qu’il mène de front les cas suivants :

  • José Efrain Rios Montt, ancien chef d’État, comparaît en audience préliminaire pour répondre à des accusations portant sur 11 massacres, 485 viols de femmes et d’enfants ainsi que le déplacement forcé de 19000 personnes appartenant à des communautés mayas ;
  • le massacre de Plan de Sanchez, survenu en 1982, où cinq anciens membres d’une force paramilitaire sont condamnés à 30 ans de prison pour chacun des 256 assassinats et à 30 ans supplémentaires pour crimes contre l’humanité.

Ces dossiers menés devant les tribunaux nationaux provoquent un véritable raz-de-marée en matière de lutte contre l’impunité et laisse entrevoir une nouvelle vague d’espoir dans le pays.


En Haïti, les avocat.es et intervenant.es du Centre de justice d’ASFC récoltent le fruit de leur travail en permettant, en partenariat avec l’organisation Défenseurs des opprimés, la libération de personnes vivant dans des camps de déplacés qui avaient été injustement arrêtées et détenues.

En collaboration avec l’Office de la protection du citoyen d’Haïti, ils permettent aussi la libération de mineurs incarcérés de façon abusive.

 

 

 

 


En Colombie, notre engagement et nos actions de coopération auprès des partenaires mènent :

  • à des victoires judiciaires de l’Organisation nationale autochtone de Colombie en faveur des droits territoriaux des peuples embera-katí;
  • à l’affectation de ressources plus importantes, par le procureur général du pays, aux équipes chargées d’enquêter sur les plaintes déposées par les proches de victimes à la suite de la publication d’un rapport d’ASFC sur les civils abattus par des soldats, puis déguisés en guérilleros en vue de toucher des primes (cas des « faux positifs », « falsos positivos »).