2017 : Au plus près des victimes


Au Mali, le travail d’ASFC continue de donner une voix concrète aux victimes du conflit par l'entremise du projet Justice, prévention et réconciliation pour les femmes, les mineurs et les autres personnes affectées par la crise au Mali (JUPREC), en particulier dans les zones du centre et du nord du pays, qui sont encore très difficiles d’accès. 

En menant dans un premier temps une consultation auprès de 2 900 de ces personnes dans les régions de Tombouctou, Gao, Mopti et Ségou, et dans un deuxième temps dans la région de Bamako auprès des populations qui se sont déplacées au sud en raison du conflit, ASFC et ses partenaires entrent en relation directe avec les victimes et les témoins et leur permet de s’exprimer sur leurs besoins et attentes en matière de réparation.

ASFC continue de renforcer des espaces de dialogue qui permettent de réunir autour de la même table des représentants à la fois de la société civile, des forces armées, des groupes armés non étatiques et du gouvernement. Ces espaces portent notamment sur les garanties de non-répétition des violations des droits humains.

De même, le projet Renforcement de la Commission vérité, justice et réconciliation pour la paix et la stabilisation au Mali (RCVJR) permet à ASFC d'apporter un soutien technique à la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) à la réalisation d'une cartographie des violations des droits humains commises pendant le conflit. Cette cartographie permettra de renforcer les méthodes d’enquête et de qualifier les faits recensés à la lumière du droit international applicable.

 

 


En Haïti, l’accès à la justice et la lutte contre l’impunité sont au cœur d’un nouveau projet majeur lancé en partenariat avec la Fondasyon Konesans ak libète (FOKAL), l’Office de la protection du citoyen d’Haïti (OPC) et le Protecteur du citoyen du Québec, par l'entremise d'Affaires mondiales Canada (AMC).

Par la production de projets artistiques, FOKAL soutient des initiatives qui ont trait à l’engagement civique, à la sensibilisation et la participation citoyenne par l’épanouissement de la vie associative, sociale et culturelle dans le pays.

Ce projet, qui vise particulièrement les femmes, cherche à renforcer les organisations de la société civile et les avocat.es qui représentent les victimes de graves violations des droits humains. Il vise également à stimuler et accroître la participation citoyenne à la consolidation de l'État de droit, notamment par des actions de plaidoyer plus efficaces en lien avec les enjeux qui préoccupent directement la population haïtienne : la lutte contre l'impunité, la lutte à la corruption et les droits humains.

En appuyant directement le travail de l'OPC, ASFC favorise une offre accrue de services de proximité au bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité, de même qu'une meilleure documentation des violations des droits humains dans le pays.


En Colombie, ASFC lance le nouveau projet Justice transitionnelle pour les femmes (JUSTRAM), un projet rendu possible grâce à la contribution du gouvernement du Canada par l'entremise du Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOPs). Ce projet vise à donner une voix aux victimes du conflit, en particulier les femmes, afin qu'elles puissent bénéficier d'un meilleur accès à la justice et mieux exprimer leurs attentes par rapport à la mise en oeuvre du processus de paix.

Le projet vise également à accompagner la société civile, particulièrement dans les zones plus reculées, afin de favoriser la compréhension des enjeux liés au processus de paix et ainsi favoriser la création d'espaces de dialogue. 

En compagnie de son partenaire du Fonds de solidarité avec les juges colombiens (FASOL), ASFC se rend dans les départements de Santander et d’Arauca afin d’assister à des réunions avec les fonctionnaires de la branche judiciaire et d’autres institutions de l’État.

Ces réunions permettent de jeter un nouvel éclairage sur l’état des droits humains dans ces régions, tout en permettant d’évaluer le niveau de risque auxquels sont confrontés les fonctionnaires judiciaires dans le cadre de leur mandat et d’identifier les facteurs qui affectent leur sécurité et leur indépendance judiciaire.

ASFC accompagne également les jeunes étudiant.es en droit vivant dans les régions éloignées afin de les faire bénéficier des mêmes opportunités d’apprentissage que ceux qui vivent dans les grands centres. Avec son partenaire l’Equipo juridicos pueblos (EJP), une organisation qui compte plus de 10 ans d’expérience dans le litige stratégique et la représentation juridique de personnes en situation de vulnérabilité, ASFC organise pour la deuxième fois le Concours interuniversitaire de droit pénal international (Concours DPI).

Cet événement permet à des étudiant.es de cinq universités de la région de Bucaramanga d’améliorer leurs connaissances du droit international par des exercices pratiques, tout en mettant à leur disposition des techniques d’argumentation et de gestion du stress lors de présentations orales.

 

 


 

Au Mozambique, un premier projet est complété alors qu’ASFC appuie des organisations locales dans le suivi des recommandations émises par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) à l’occasion de l’Examen périodique universel du pays, un processus national tenu sous les auspices du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Ce processus consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des États membres dans le domaine des droits humains.

 

 

 


Au Ghana, des premières missions sont effectuées en collaboration avec Carrefour international et l’organisation Women in Law for Development in Africa (WILDAF).

L'objectif est d’aller à la rencontre de regroupements de femmes afin d’échanger des expériences et d’en connaître davantage sur les projets menés en matière de violence conjugale et autres formes de violences basées sur le genre (VBG) dans le pays.