Le blogue des coopérants

ASF-Canada participe à une mission d'éclaircissement des faits en territoire kankuamo (département du César, nord de la Colombie)

Le 31 décembre 2008, un peu avant 23h00, le Patio Fresco est bondé. On dirait que toute la communauté d'Atánquez, la plus grande localité de la réserve (resguardo) de la nation kankuamo - l'un des quatre peuples autochtones habitant le massif de la Sierra Nevada de Santa Marta – s'est donnée rendez-vous à ce sympathique estaminet pour y danser quelques morceaux de vallenato, la musique de la région, que l'on entend sur toute la côte caraïbe de la Colombie.  Cette année, parce que les conditions de sécurité le permettaient davantage que les années antérieures, les gens du pays – qui avaient quitté la région pour s'établir à Valledupar, la capitale du département, à Barranquilla ou Bogota – sont rentrées en masse pour les festivités de fin d'année. Plusieurs d'entre eux se trouvent au Patio Fresco lorsque l'horreur s'est invitée à la fête.  Une grenade explose sur le plancher de danse, fauchant cinq (5) personnes et en blessant plus de 80 autres. Immédiatement, la panique s'installe. Les rumeurs les plus folles se mettent à circuler: la guerrilla s'est emparée du village, l'armée a fui plutôt que de protéger la population, etc.  On évacue les victimes sur Valledupar, situé à plus d'une heure de piste, en utilisant les moyens du bord. 

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ASF-Canada assiste à une journée d'audiences dans le cadre de la Loi 975 (dite «Justice et Paix») à Barranquilla

Le 19 février, ASF a pu agir à titre d’observateur international pendant les audiences tenues à Barranquilla dans le cadre du processus de démobilisation mis en place par la Loi 975. Il a d’abord assisté à la confession volontaire («version libre») de M. Norberto Quiroga Poveda, alias «55», un haut commandant du Bloque Resistencia Tayrona des Autodéfenses paysannes du Magdalena et de la Guajira (ACMG – Autodefensas campesinas del Magdalena y de La Guajira), un groupe paramilitaire longtemps autonome des AUC qui contrôlait la région de Santa Marta et tout le versant nord de la SNSM. De manière intéressante, «55» a été arrêté après la démobilisation, et accusé d’avoir participé à la formation de nouveaux groupes armés irréguliers (les Aigles noirs – Águilas negras). Pour ces derniers faits, il fait donc l’objet d’une procédure pénale régulière, et n’est pas éligible aux bénéfices de la Loi Justice et Paix.  L’audience était retransmise en direct dans une autre salle du tribunal, où se trouvait une des victimes.  La séance était également retransmise à Dibulla (La Guajira), dans la région où «55» opérait à l’époque, dans une salle où se retrouvaient quelque 70 victimes directes et indirectes.

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ASF lance son nouveau programme en Colombie

Du 4 au 15 décembre 2008, le directeur-général de ASF-Canada, Me Pascal Paradis, et le nouveau chargé de programme de ASF-C, Me Philippe Tremblay, se sont rendus en Colombie pour planifier, conjointement avec leurs partenaires du Corporación Colectivo de Abogados José Alzéar Restrepo (CAJAR – www.colectivodeabogados.org), les activités qui se dérouleront au cours de l'année 2009 dans le cadre d'un nouveau programme ayant comme objectif de renforcer l’accès à la justice des communautés autochtones et d’autres groupes particulièrement vulnérables aux conséquences du conflit armé en Colombie. Me Tremblay aura la responsabilité de gérer ce programme, qui a vu le jour grâce au soutien financier du Fonds pour la paix et la sécurité dans le monde (FPSM) opéré par le Groupe de travail sur la stabilisation et la reconstruction (GTSR) du Ministère des Affaires étrangères et du commerce international du Canada (MAECI).

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