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Le monitoring, un outil essentiel à la défense des droits humains en Haïti


Plusieurs organisations de la société civile, des cadres et employés de l’Office de protection du citoyen (OPC) ont bénéficié, du 20 au 23 aout 2019, d’une formation sur le monitoring des violences basées sur le genre (VBG) et des droits économiques, sociaux et culturels. Elle fait suite à une première formation organisée en mai dernier au Cap-Haïtien, département du nord d’Haïti, sur le monitoring des droits humains.

Pour Me Appolinaire Fotso, chef de mission d’ASFC en Haïti, l’activité vise à « outiller les participant.es afin qu’ils contribuent à la lutte contre l’impunité des violations des droits humains par l’entremise d’enquêtes approfondies et bien documentées sur les cas de VBG ou de violation des droits économiques, sociaux et culturels ». Les participant.es pourront également y contribuer au moyen « de rapports de monitoring et d’actions de plaidoyer menées à la suite de ces enquêtes ».

Ces attentes rejoignent la mission de l’OPC, qui consiste notamment à mener des enquêtes et à produire un rapport annuel sur la situation des droits humains en Haïti. « On veut que l’OPC devienne une instance de référence en matière de documentation dans le domaine de droits humains », a par ailleurs affirmé le directeur général de l’OPC, Me Amoce Auguste, au moment où il s’adressait à ses collaborateurs.


 « Les droits humains, c’est du concret ! »


Au cours de ces quatre jours, les participant.es ont passé en revue les différentes étapes du monitoring des droits humains, avec un accent sur les défis spécifiques liés au monitoring des VBG grâce à l’accompagnement d’un formateur et d’une formatrice de la Mission des Nations Unies pour la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Dans son discours de clôture, le protecteur Me Renan Hédouville en a profité pour saluer le partenariat avec ASFC qui « permet à l’OPC d’être sur tous les fronts en matière de défense des droits humains ». « Cette semaine d’activités pratiques nous rappellent que les droits humains, c’est du concret. C’est la réalité au quotidien. Nous devons plus que jamais nous engager pour la protection des droits », a-t-il soutenu.

Les participant.es estiment que la formation a renforcé leurs capacités en matière de techniques d’enquête sur les violations des droits humains. Elle leur a également appris que les violences faites aux femmes peuvent être imputables à l’État, si celui-ci n’a pas pris les mesures nécessaires pour garantir la protection et faciliter l’accès à la justice des femmes.

« Les ateliers auxquels j’ai participé durant ces quatre jours ont renforcé ma conviction quant à la nécessité de restructurer le paysage des droits humains en Haïti », a déclaré le coordonnateur de l’unité des recherches et des enquêtes systémiques au sein de l’OPC, Me Jean Éliakim Cangé. « Nous allons nous battre pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels ! »

À noter que l’OPC a déjà fait plusieurs recommandations à l’État pour une amélioration effective de la situation des droits humains en Haïti dans son dernier rapport pour l’année 2017-2018. Le document a été réalisé avec l’appui technique et financier d’ASFC dans le cadre de la mise en œuvre du projet Accès à la justice et lutte contre l’impunité en Haïti (AJULIH), dont l’OPC est un partenaire d’exécution.

 

 

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