Justice, prévention et réconciliation (JUPREC)


Projet


Justice, prévention et réconciliation pour les femmes, mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali (JUPREC)

2015-2020


Présentation et objectifs


Par son approche pluridimensionnelle, qui s’appuie sur la mise en place d’action de justice, de dialogue social et de sensibilisation aux violences basées sur le genre, le projet JUPREC contribue à établir la vérité sur les causes et les conséquences du conflit armé qui a secoué le pays à partir de janvier 2012.

Il vise ultimement à ce que l’accès à la justice pour les victimes de la crise, particulièrement les femmes et les mineurs, soit renforcé en vue d’assurer un respect optimal de leurs droits.

Le projet JUPREC s’appuie sur plusieurs axes d’intervention centraux: aide juridique et assistance judiciaire, litige stratégique de cas emblématiques de violations des droits humains, gestion de l’intégrité des acteurs étatiques et lutte contre la corruption, mécanismes de justice transitionnelle.

Dans un contexte de restauration de la paix et de la stabilité, un objectif toujours fragilisé par la poursuite de violences périodiques dans le Centre et le Nord du pays, il constitue donc un véritable point de repère et un levier unique afin d’opérer un rapprochement entre tous les acteur(trice)s de la justice:

  • société civile, en particulier les groupes de femmes
  • organisations de défense des droits humains
  • professionnels du droit (avocat(e)s, juristes
  • institutions publiques
  • forces armées et de défense
  • mouvements armés non-étatiques

À ce jour, le soutien logistique, technique et méthodologique déployé dans le cadre du projet a permis de constituer une véritable boîte à outils. Il a mené à la publication de rapports thématiques et de documents de référence portant sur la justice transitionnelle, sur les défis et les avancées réalisées en matière de justice, de même que sur l’application des standards internationaux en matière de violences sexuelles.

Les organisations de la société civile sont activement soutenues dans leurs démarches en vue de présenter et d’adopter une loi portant sur les violences basées sur le genre, une première dans ce pays.

Le projet JUPREC marque un pas de plus dans la lutte contre l’impunité au Mali : il donne la parole aux femmes, il sensibilise la société malienne autour du respect des droits fondamentaux, il suscite un effet d’entraînement auprès des intervenants de la justice et il parvient à mobiliser différents secteurs autour de la nécessité d’éviter la résurgence d'un conflit généralisé.

GALERIE PHOTOS


Réalisations


Depuis le début du projet, en 2015:

  • 38 000 personnes ont été rejointes par les actions de sensibilisation sur les violences basée sur le genre;
  • 3700 personnes ont pu s’exprimer à travers des espaces de dialogue qui se sont réalisés au niveau des communes, des cercles, des régions et au niveau national, ce qui leur a permis d'échanger sur les problèmes qui affectent leur vivre ensemble;
  • 3 000 témoignages ont été recueillis auprès des victimes de la crise dans le cadre d’une vaste consultation menée dans 64 communes situées dans des zones qui sont encore très difficiles d’accès;
  • 1000 services d’écoute, de conseil et d’orientation ont été offerts à plus de 500 personnes, dont 460 femmes, dans les régions de Tombouctou, Gao, Ségou, Mopti et Koulikoro;
  • 650 acteurs et actrices de la justice et membres d’organisations de la société civile ont été formés sur divers aspects entourant la représentation de victimes de violations de droits humains et la lutte contre la corruption;
  • 500 personnes issues d’organisations de la société civile et des communautés ont été formées sur les droits humains, l’égalité femme-homme et la masculinité afin qu’elles/ils puissent mener des activités de sensibilisation à leur tour;
  • 100 personnes en situation de grande vulnérabilité ont bénéficié de services d’avocats, services qui ont mené à sept décisions judiciaires en faveur des victimes de violence conjugale et de coups et blessures;
  • 60 personnes ont été accompagnées cinq régions différentes afin de mettre sur pied un mécanisme de veille, d’échanges, de partage de bonne pratiques et d’identification des cas de corruption;
  • 35 comités de paix ont été constitués au niveau des communes afin de contribuer à la prévention et à la gestion des conflits communautaires;
  • 30 jeunes juristes ont réalisé ou réalisent présentement un stage dans un cabinet d’avocats et reçoivent une formation théorique complémentaire dans l’optique d’assurer la relève générationnelle et d’associer les jeunes à la défense des droits humains;
  • 4 ateliers de dialogue ont permis à près de 250 personnes provenant de divers secteurs de se réunir, de débattre et d’émettre des propositions autour des principaux enjeux qui s’inscrivent dans le processus de justice, de paix et de réconciliation.

Partenaires maliens


Association des femmes africaines pour la recherche et le développement (AFARD)

Association des juristes maliennes (AJM)

Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF)

Association du Sahel d’aide à la femme et à l’enfance (ASSAFE)

Association Subaahi Gumo (ASG)

Avocats sans frontières Mali (ASFM)

Coalition malienne des défenseurs des droits humains (COMADDH)

Collectif Cri de Cœur (CCC)

Éduquer, Former les Femmes un Appui au Développement (EFFAD)

Environnement et développement Tiers-Monde (ENDA)

Groupe pivot / Droits et citoyenneté des femmes (GP/DCF)

Groupe de recherche d’étude de formation femme-action (GREFFA)

Observatoire des droits de la femme et de l’enfant (ODEF)

Tribune des jeunes pour le droit au Mali (TRIJEUD)

Université des sciences juridiques et politiques de Bamako

Women in Law and Development in Africa (WILDAF)


Partenaires canadiens


Centre d'étude et de coopération internationale (CECI)

École nationale d'administration publique (ÉNAP)


Partenaire financier 


Affaires mondiales Canada (AMC)