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Célébrons ensemble la Journée internationale des femmes!

En ce 8 mars, Journée internationale des femmes, Avocats sans frontières Canada (ASFC) rend hommage aux nombreuses femmes qui font partie de son équipe, dans le but de les remercier pour leur implication dévouée à la mission de l'organisation et leur engagement quotidien qui permet de faire rayonner les idéaux de justice, de vérité et de paix. Elles sont la force vive de l'organisation et leur courage, leur originalité et leur persévérence permettent chaque jour de faire du droit un instrument de changement pour le bénéfice de ceux et celles qui en ont le plus besoin. 

En cette journée lors de laquelle on célèbre les femmes sous toutes leurs formes, ASFC voudrait aussi rendre hommage à toutes celles avec qui nous avons le plaisir de travailler et qui nous inspirent à continuer à lutter contre les inégalités et les injustices. Dans chaque pays d'intervention, ASFC est fière de pouvoir compter sur l'apport de femmes inspirantes et courageuses et de pouvoir favoriser leur implication dans les sujets de société qui ne se résoudront pas si elles n'y sont pas activement impliquées. 

Bonne lecture. 


"Être une femme engagée, pour vous, qu'est-ce que cela signifie?"


 

 

 

« C’est décider d’incarner ses valeurs au quotidien afin de garder espoir en ses idéaux, et avoir le courage de sortir des sentiers battus pour rester fidèle à soi-même.»

 

 

 

 


 

 

«C'est d'être attentive aux situations inégalitaires. C'est de déceler les situations où des personnes sont opprimées en raison de leur genre, de leur orientation sexuelle ou de leur origine. De les mettre à jour et de les dénoncer. C'est de prendre la rue pour réclamer du changement. C'est comme ça qu'on fait bouger celles et ceux qui ont le pouvoir. C'est une façon de faire fleurir la démocratie. C'est de mettre du temps sur des causes nous tenant à cœur. Que ce soit l'implication dans sa coopérative d'habitation ou dans un groupe communautaire familial.»

 

 

 


 

 

« C’est avoir la chance de me lever le matin et sentir que je peux faire la différence dans la vie des autres.  La vie de ceux et celles qui en ont certainement beaucoup plus besoin que moi. »

 

 

 


 

 

« C'est contribuer à quelque chose de beaucoup plus grand que moi. Dans mon cas spécifique, c’est d’avoir un engagement qui transcende mon travail; c’est de profiter de la chance que j’ai eu afin de redonner aux autres en servant une cause. »

 

 

 


 

 

« C'est une histoire de vocation. C'est croire, à cœur et à corps, que chaque être humain né et demeure égal en droit. Que certains droits inaliénables nous dépassent en tant qu'individu et transcendent nos differences. Que l'humanité peut faire et être plus. Et c'est choisir de mettre mes compétences et mes savoirs-faires au service de cette croyance en étant convaincue que, à mon échelle et avec mes petits moyens, j'apporte ma pierre à cet édifice. C'est la raison pour laquelle j'ai fais du droit en premier lieu. Pour laquelle je suis devenue avocate. Et pour laquelle j'ai choisie de faire ma carrière en ONG. Une vocation donc, qui me pousse à me dépasser et donne du sens à mon travail au quotidien ! »

 

 


 

 

 

« C'est mettre du temps et de l'énergie pour aider ceux qui sont opprimés ou discriminés en raison de leurs différences, ou encore tout simplement ceux qui ont eu moins d'opportunités que moi dans leur vie. C'est donner une voix à ceux qui n'en ont pas ou n'arrivent pas à la faire entendre. C'est utiliser le droit, au besoin, pour rééquilibrer les situations inéquitables, pour que l'égalité entre tous soit vraiment possible. Pour moi, cet engagement est constant, s'exprime à travers la profession et l'emploi que j'ai choisis, mais également par le biais de mes actions au quotidien. »

 

 

 


 

 

« C'est de me rappeler toujours d’où je viens; avoir toujours dans mon cœur mes grand-mères, ma mère, ma sœur, ma fille, mes amies, mes collègues, les femmes avec qui je travaille au Mali, en Haïti, au Guatemala, en Colombie pour contribuer à faire de ce monde une meilleure place où vivre pour nous toutes.»

 

 

 


 

 

« C’est de chercher à donner le meilleur de soi-même afin de faire progresser une cause et de changer des situations injustes et inacceptables. Cet engagement chez ASFC se traduit par un échange riche et réciproque avec d’autres femmes et partenaires engag.é.s dans la défense d’une cause commune.»

 

 

 


 

 

« C'est vouloir faire avancer les choses à n'importe quelle échelle et s'investir pour contribuer à une société plus juste dans laquelle aucune femme, quelque soit sa situation ou ses circonstances, n'est laissée de côté. »

 

 

 

 


 

 

 

« C'est croire en ses convictions et les maintenir quoi qu'il arrive en la mémoire des filles et des femmes qui, avant nous, ont bravé le chemin sur lequel nous pouvons dorénavant marcher fièrement aujourd'hui. C'est maintenant à nous de poursuivre le travail ensemble de manière solidaire pour les générations futures, mais aussi pour toutes celles qui se battent pour leurs droits à travers le monde. »

 

 

 


 

 

« C'est une femme qui ose lutter pour ses rêves et convictions, une femme qui avec ses petites ou grandes actions construit des ponts pour faire avancer une cause. »

 

 

 

 


 

 

 

« C'est croire en une cause et l’appuyer par des actions concrètes. »

 

 

 

 


 

 

 

 

« C'est défendre mes valeurs d'égalité et de justice, prendre position dans des débats de société et contribuer à des causes qui me tiennent à cœur. »

 

 

 

 

 


JUSTRAM : Comment ASFC accompagne les femmes colombiennes dans leur lutte pour faire respecter leurs droits dans la mise en œuvre de l'Accord de paix


L’Accord de paix signé par le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du Peuple (FARC), qui crée le Système intégral de vérité, justice, réparation et non répétition (SIVJRNR), est rendu à la phase de mise en œuvre. Il prévoit plusieurs mécanismes et mesures de justice transitionnelle, notamment la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) et la Commission d’éclaircissement de la vérité, la coexistence et la non répétition (CEV).  

Depuis avril 2017, Avocats sans frontières Canada (ASFC) met en œuvre le projet « Justice transitionnelle et femmes » (JUSTRAM) dont l’objectif principal est d’assurer que le droit à la vérité, la justice et la réparation des personnes les plus vulnérables victimes des graves crimes commis durant le conflit armé, particulièrement les femmes et les filles, soit garanti au cours du processus de paix. ASFC travaille donc en collaboration avec ses partenaires pour renforcer l’accès à la justice ainsi que la confiance et la participation des femmes et des filles dans les différents mécanismes et mesures de justice transitionnelle et ce, à travers quatre axes principaux du projet, soit  la divulgation et la sensibilisation, le plaidoyer, le litige stratégique et le renforcement de capacités. 

Concrètement, plusieurs activités sont menées auprès des femmes victimes du conflit et des différents acteurs de la justice pour atteindre cet objectif qui répond à un besoin identifié par ASFC et ses partenaires. D’abord, des ateliers de sensibilisation sur la justice transitionnelle, le genre et la participation sont réalisés avec des femmes dans les départements de Nariño, Antioquia et Santander. L’information recueillie dans ces ateliers, quant aux réalités et besoins des femmes, est la base d’une campagne de sensibilisation nationale sur les mécanismes de justice transitionnelle qui débutera en avril prochain et dont les femmes seront les porte-paroles. Ensuite, ASFC élabore des recommandations pour l’application d’une approche basée sur le genre dans les mécanismes et mesures de justice transitionnelle en se basant sur des propositions soumises par des femmes et des filles victimes du conflit armé. Ce document sera présenté aux autorités et institutions nationales compétentes afin d’assurer la participation des femmes dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de paix. De plus, ASFC documente et appui des cas emblématiques de violence basée sur le genre et autres graves violations des droits humains en offrant notamment un soutien technique aux avocats-e-s qui mènent ces dossiers. Enfin, ASFC organise des formations, sur les thèmes de genre et justice transitionnelle, à des fonctionnaires et acteurs judiciaires pour garantir aux femmes et aux filles, qui ont recours aux institutions auxquelles ils appartiennent, des interventions respectueuses de leurs droits.  

ASFC considère qu’il est important de continuer à œuvrer avec et pour les femmes et les filles colombiennes. Présentement, il existe un grand manque d’information sur le fonctionnement des mécanismes et des mesures du SIVJRNR. En assurant que les femmes aient accès à l’information nécessaire pour faire valoir leurs droits, on renforce leur participation à la JEP et la CEV et on favorise le respect de leur droit à la vérité, la justice et la réparation. Ceci permet aussi de dévoiler les impacts différentiels que le conflit armé a eu et continu à avoir sur les femmes colombiennes. Finalement, ASFC est convaincu que les femmes sont des actrices clés de la construction d’une paix stable et durable et que le moment est venu de leur donner la place qu’elles méritent.

Pour en savoir plus.


La reconnaissance et la protection des droits des femmes au Guatemala


L’équipe d’ASFC au Guatemala accorde une attention particulière à la reconnaissance et la protection des droits des femmes ainsi qu’à la mise en œuvre de l’égalité entre les sexes. En effet, les projets actuels et à venir mettent les femmes guatémaltèques, en particulier les femmes autochtones, au centre de leurs activités. La défense de leurs droits est primordiale dans ce pays malheureusement marqué par les violences basées sur le genre et par d’importants obstacles à l’accès à la justice pour les femmes.

Le projetRenforcement de la défense des droits fondamentaux des femmes autochtones, mené depuis 2016 dans le cadre du Programme québécois de développement international (PQDI), vise entre autres à former une relève générationnelle qualifiée qui pourra appuyer directement les organisations qui travaillent sur des cas de litige stratégique de violations des droits humains des communautés autochtones. Un programme de stage a d’ailleurs été mis en place, permettant à 4 stagiaires autochtones, majoritairement des femmes, d’obtenir une expérience professionnelle unique dans une organisation de défense des droits humains au Guatemala. Dans le cadre de ce projet, une conférence publique sur l’accès à la justice pour les femmes autochtones a aussi été organisée afin de démystifier les formes de discrimination, de partager des bonnes pratiques en matière de représentation légale des femmes autochtones et de diffuser les normes internationales en la matière.

 

Une stagiaire auprès de l’Association des avocats et notaires mayas du Guatemala (Asociación de abogados y notarios mayas de Guatemala), après avoir réussi la seconde phase de son évaluation finale universitaire.

Dans le cadre du programme de coopération volontaire, financé par Affaires Mondiales Canada, le programme Protection des droits des enfants, des femmes et autres collectivités vulnérables  (PRODEF) a été mis sur pied en 2015, permettant à plus de 10 conseiller(ère)s juridiques volontaires canadien(e)s d’offrir un appui important en matière de litige stratégique de droits humains, notamment des femmes. Un partenariat avec l’organisation Mujeres transformando el mundo permet d’ailleurs à une coopérante volontaire d’appuyer des dossiers emblématiques de violences basées sur le genre (tels que le cas Sepur Zarco et Hogar Seguro) et une proposition législative portant sur les droits sexuels et reproductifs des guatémaltèques.

Rassemblement à la mémoire de l’incendie d’un foyer pour mineurs (Hogar Seguro Virgen de la Asuncion) le 8 mars 2017 à San José Pinula, lors duquel 41 jeunes filles ont perdu la vie. Des mauvais traitements et abus sexuels y avaient d’ailleurs été dénoncés par le passé. 

Finalement, ASFC au Guatemala réaffirme son engagement envers la défense des droits des femmes en débutant prochainement un nouveau projet axé directement sur le droit des femmes et l’accès à la justice. L’objectif sera d’accroitre la liberté, la dignité humaine et le renforcement du pouvoir des femmes, en particulier les femmes autochtones, dans différents départements du pays. Les activités qui seront organisées viseront notamment à permettre leur plus grande participation dans la défense de leurs droits, à améliorer l’accès à la justice en contribuant à la formation des acteurs et actrices de la justice sur la particularité des violences basées sur le genre, et à sensibiliser les institutions, les organisations de la société civile et les hommes en général au respect des droits fondamentaux des femmes.


Promouvoir et défendre les droits des femmes haïtiennes : le nouveau défi du projet d’ASFC en Haïti


La lutte pour la promotion et la défense des droits de femmes et des filles en Haïti se présente sur plusieurs aspects. Avocats sans frontières Canada (ASFC), par le biais de son nouveau projet «  Accès à la Justice et Lutte contre l’Impunité » (AJULIH), préconise une approche fondée sur la protection des droits des femmes et des filles et la promotion des femmes comme actrices de changement.

« ASFC vise à collaborer avec des actrices et acteurs haïtien.ne.s en vue de contribuer à améliorer l’accès à la justice pour les femmes ainsi qu’une plus grande présence de femmes dans la profession d'avocat qui reste jusqu'à présent limitée » explique Gaël Pétillon, conseillère juridique et représentante d’ASFC par intérim en Haïti.

Une inégalité criante entre les femmes et les hommes

Près de 28% des femmes haïtiennes de plus de 15 ans ont affirmé avoir été victimes de violence physique (FNUAP, 2013). En outre, un peu plus d'une femme sur dix (13%) a été victime d'actes de violences sexuelles au cours de sa vie. Parmi celles qui ont subi des violences physiques ou sexuelles, près de deux tiers (65%) ont déclaré n'avoir jamais cherché un appui externe. Sur le plan de la participation politique des femmes, le parlement, chargé de l’adoption de lois et du budget de l’État ainsi que du contrôle de l’exécutif, compte 144 hommes et seulement quatre (4) femmes.

Les femmes au cœur de nos actions

Lancé en 2017, le projet AJULIH vise à favoriser l’accès à la justice pour les personnes en situation de vulnérabilité (PSV), avec une attention particulière sur les droits des femmes. Les trois principaux axes du projet sont : l’aide et l’assistance judiciaire, la lutte contre l’impunité et la corruption, la participation citoyenne et le plaidoyer.

Le projet est mis en œuvre par ASFC et ses partenaires, dont la Fondation konesans ak libète (FOKAL). Il propose un accompagnement technique aux organisations de la société civile (OSC) afin qu’elles puissent offrir un meilleur accès à la justice aux personnes en situation de vulnérabilité, particulièrement les femmes, les mineur.e.s et les détenu.e.s.

C’est dans cette perspective qu’un mécanisme d’appui destiné aux organisations de la société civile a été mis en place. En partenariat avec la FOKAL, des activités de sensibilisation sur les droits humains sont réalisés, notamment des documentaires axés sur les droits des femmes et des détenus.es.

ASFC cherche ainsi à appuyer des initiatives menées par des avocat.e.s et des organisations de la société civile qui s’arriment avec le Plan national 2017-2027 de lutte contre les violences envers les femmes.

Assurer la relève générationnelle

Le projet intervient également sur des cas emblématiques susceptibles de créer une jurisprudence qui contribuera à faire avancer la lutte pour le respect des droits humains et, le cas échéant, à améliorer le cadre juridique et législatif applicable aux droits humains, et qui offrira aux juristes et avocat.e.s haïtiens.nes les outils nécessaires à leurs actions. ASFC chercher notamment à susciter l’émergence d’un réseau d’avocats.es spécialisés.es dans le litige stratégique de cas de violations de droits humains, notamment de cas de violations de droits des femmes.


ASFC au Mali : engagée pour la promotion des droits des femmes par le biais du projet JUPREC


Au Mali aussi, Avocats sans frontières Canada (ASFC) est engagée pour la promotion des droits des femmes et met en place de nombreuses activités en ce sens. En effet, depuis 2015, ASFC met en œuvre le projet Justice prévention et réconciliation pour les femmes, mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali (JUPREC), en consortium avec le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et l’École nationale d’administration publique du Québec (ENAP).

Dans différentes régions du pays, l’équipe du projet travaille main dans la main avec les organisations de la société civile (OSC) et les communautés locales afin de réaliser des activités de sensibilisation visant à prévenir les violences basées sur le genre. L’approche utilisée permet d’amener certains membres de la communauté à s’approprier les bonnes pratiques relatives à l’égalité entre les femmes et les hommes et de devenir des exemples pour leurs pairs. Cette stratégie permet également d’assurer la durabilité des actions. C’est ainsi qu’au cours de la dernière année, des milliers de personnes ont participé à la centaine de séances communautaires organisées (fora, caravanes, tournées théâtrales), en plus d’être rejointes par des émissions radio et de télévision portant sur le sujet des violences basées sur le genre.

Au cours de la dernière année, l’équipe du projet a également participé à la rédaction d’un avant-projet de loi sur les violences basées sur le genre. Cet avant- projet a été remis à la Ministre pour la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Des actions de plaidoyer sont en cours afin que les députés soient plus ouverts à cette loi et éviter que les chefs religieux ne s’érigent en obstacle.

Également, la considération des voix des femmes est essentielle pour la prise en compte de leurs besoins, difficultés et propositions en matière de mise en œuvre de la justice transitionnelle et notamment concernant les réparations. À ce titre, une vaste consultation a été menée en étroite collaboration avec plusieurs OSC malienne auprès de 3 755 personnes dans les communes du nord et du centre du pays qui ont été les plus touchées par le conflit (Gao, Ségou, Tombouctou et Mopti).  Elle a également été menée dans le sud, à Bamako et Koulikoro, auprès de personnes déplacées en raison des violences qui continuent de fragiliser le nord du pays. Le rapport qui en est issu et qui fût publié en février dernier porte la voix des victimes du conflit armé de 2012 et jette la lumière sur leurs besoins, leurs perceptions et leurs attentes envers la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle efficaces et inclusifs. Cette consultation fait ressortir certaines attentes spécifiques des femmes face au processus de justice transitionnelle en cours au Mali. Par exemple, des femmes de Tombouctou « demandent spécifiquement une assistance judiciaire pour les victimes de crimes sexuels » (Rapport sur la consultation des victimes, p.58). De même, il est ressorti que le niveau de dépendance induit par l’interruption des activités professionnelles et économiques a été plus fortement ressenti par les femmes que par les hommes (Rapport sur la consultation des victimes, p.119).

Ces actions sont essentielles en raison des nombreux obstacles rencontrés par les femmes au Mali pour l’accès à leurs droits, notamment des difficultés d’accès à la justice, la corruption, les pesanteurs socio-culturelles, afin de déconstruire les mythes et d’améliorer leur accès à la justice. Le travail de changement commence au niveau local, communautaire pour s’étendre au niveau national. Cette dynamique du local vers le global est importante, car elle permet de faire émerger des sujets qui ne sont pas au centre des discussions habituelles en plus de permettre aux femmes touchées de s’approprier ces enjeux et ainsi agir comme actrices de changement.

Pour cette année, quatrième année du projet et moment important de consolidation et de pérennisation des acquis, les droits des femmes continueront d’être au centre des activités, notamment par la poursuite des activités de plaidoyer visant un plus grand respect des droits des femmes, de même que la poursuite du travail soutenu avec les OSC maliennes au sein communautés et des populations en situation de vulnérabilité. ASFC, de pair avec ses partenaires du Consortium et ses partenaires maliens, poursuit son engagement à contribuer à l’avènement de changements juridiques, sociaux et politiques favorables à l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les violences basées sur le genre, le renforcement de l’accès à la justice pour les femmes et les filles, la lutte contre la corruption et l’impunité et la participation des femmes aux espaces de dialogue et de réconciliation.