Retour à la section « Nouvelles & articles »

Pérou : ASFC et IPRODES lancent un guide sur la preuve en matière d’agression sexuelle

Plus de 210 personnes ont assisté, le 20 mars 2013, à la conférence au cours de laquelle était officiellement lancé le guide sur l’appréciation de la preuve en matière de violation du droit à la liberté sexuelle publié par ASFC et son partenaire péruvien Institut de promotion du développement social (IPRODES).

L’événement a été un franc succès non seulement compte tenu de cette affluence à l’auditorium du Pouvoir judiciaire du Pérou, au centre de Lima, mais aussi en raison de la qualité des présentations.

Après l’allocution d’ouverture de Pascal Paradis, directeur général d’Avocats sans frontières Canada (ASFC), Ronald Gamarra Herrera, directeur d’IPRODES et ancien procureur anti-corruption du Pérou connu entre autres pour son rôle d’avocat principal des victimes dans le dossier Fujimori, a présenté le guide. Celui-ci vise la mise en application effective par les avocats et les magistrats péruviens d’un arrêt important de la Cour suprême du Pérou relativement l’appréciation de la preuve en matière de violation du droit à la liberté sexuelle.

Le Protecteur du citoyen Eduardo Vega Luna a ensuite profité de son allocution pour procéder au lancement d’un rapport sur la traite des femmes et des mineurs qui fait état de pratiques alarmantes au Pérou et des stratégies pour lutter contre le phénomène.

La juge de la Cour suprême du Pérou Elvia Barrios Alvarado, responsable de la rédaction de l’arrêt relatif à la preuve en matière d’agressions sexuelles, était la conférencière suivante. Elle a présenté de façon magistrale les tenants et aboutissants de cette décision importante pour la lutte contre l’impunité en matière d’agressions sexuelles et pour un plus grand respect de la dignité et des droits des femmes dans le traitement des cas par les autorités et les tribunaux.

Omar Palermo, magistrat de la Cour suprême de justice de Mendoza en Argentine, a conclu la conférence par une présentation sur l’appréciation de la preuve dans les cas de violence faite aux femmes dans le contexte qui a suivi le régime militaire dictatorial des années 1976-1983 en Argentine et en en tirant des leçons pour la situation péruvienne.

Le projet d’ASFC et d’IPRODES est rendu possible grâce au soutien du Fond canadien d’initiatives locales (FCIL) de l’Ambassade du Canada au Pérou.
 

Merci à nos partenaires sans frontières

Consulter la liste des partenaires