Guatemala


Projet


Derechos de las mujeres y justicia (DEMUJeres)

2018-2024

Formation stagiaires autochtones sur les mécanismes de protection des droits humains et le litige stratégique, Guatemala, ASFCanada.

Formation pour les stagiaires autochtones sur le litige stratégique aux bureaux d’ASFC au Guatemala


Présentation et objectifs


Le projet Derechos de las mujeres y justicia (DEMUJeres), d’une durée de cinq ans, vise à accroître la liberté, la dignité humaine et le développement du pouvoir d’agir des femmes, particulièrement des femmes autochtones. Il privilégie le renforcement des protections contre la violence sexuelle basée sur le genre (VSBG) et de l’accès à la justice. Le projet est mis en oeuvre en consortium avec le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) et est financé par le gouvernement du Canada par l'entremise d'Affaires mondiales Canada. 

Tout en soutenant des actions à portée nationale, le projet cible trois départements durement touchés par la violence : Alta Verapaz, Sololá et Chimaltenango. Face à l’ampleur et la gravité de la situation des VSBG au Guatemala, le projet s’appuie sur une approche multidimensionnelle en priorisant trois composantes :

1. Accroître la participation des femmes dans l’exercice de leurs droits en s’appuyant sur une démarche d’autonomisation, qui fait des femmes victimes des VSBG des sujets de droit et des actrices de changement.

  • Renforcer les capacités des organisations de femmes et des structures étatiques d’appui aux victimes de VSBG sur les plans psychosocial, économique et judiciaire ;

  • Renforcer la capacité des femmes d’exercer elles-mêmes leurs droits ;

  • Assurer un accompagnement de proximité afin que les organisations de femmes puissent jouer  un rôle-clé dans cette démarche d’autonomisation des victimes.

2. Améliorer l’accès à la justice des femmes et des femmes autochtones dans les trois départements ciblés et au niveau national grâce à un appui dans l’utilisation du cadre légal et judiciaire existant.

  • Soutenir  les acteurs et actrices de la justice, qui représentent les victimes de VSBG, par des formations adaptées à leurs besoins et par des échanges entre pairs destinés à dégager des bonnes pratiques afin que les victimes soient davantage en mesure de faire valoir leur droit au respect de l’intégrité de leur personne, et d’obtenir réparation.

3. Sensibiliser les populations des communautés ciblées, en particulier les hommes, aux enjeux du continuum de violences sexuelles et basées sur le genre.

  • Développer des activités de sensibilisation sur les VSBG, l’égalité homme-femme et les droits des femmes afin de contribuer aux changements des mentalités et des comportements au regard des violences ;

  • Assurer une réponse interinstitutionnelle mieux coordonnée, par un soutien à l’action concertée des divers intervenants étatiques et communautaires des zones d’intervention.


Résultats attendus


  • Les capacités d'organisations de femmes et d’autres organisations vouées à l’autonomisation des femmes et des femmes autochtones victimes de VSBG sont renforcées, afin de mieux accompagner celles-ci sur les plans psychosocial, économique et judiciaire ;

  • Les compétences des femmes à prévenir les VSBG et à veiller à la protection et à la défense de leur droit à une vie sans violence sont accrues ;

  • Les actrices de la justice (ex. juges, procureures, avocates) et de leurs homologues masculins sont plus à même d'utiliser le cadre légal et judiciaire national et international applicable aux VBSG subies par les femmes, et notamment par les femmes autochtones ;

  • Des cas emblématiques sont avancés devant les tribunaux, appuyant la lutte contre l’impunité, grâce à la formation et au soutien technique et financier offert en matière de litige stratégique.


Réalisations


Jusqu'à maintenant:

  • L’accès des femmes autochtones à la profession d’avocate est accru par l’accompagnement de six étudiantes en droit d’origine autochtone dans leur cheminement académique et dans l’acquisition d’une expérience professionnelle de défense des droits des personnes et des peuples autochtones. 

  • La participation des femmes autochtones à l’exercice de leurs droits est accrue, grâce à 90 actrices de la justice de trois régions rurales qui suivent un programme de formation professionnelle, sur les violences basées sur le genre commises contre les femmes autochtones. 

  • L’accès à la justice des femmes autochtones victimes de violence est renforcé, grâce à l’appui de six organisations travaillant en première ligne auprès de communautés autochtones. Ces organisations offrent désormais davantage de services juridiques mieux adaptés aux besoins des femmes autochtones victimes de violence, y compris dans leur propre langue pour la première fois.

  • Les capacités de 179 procureur.e.s, avocat.e.s et acteur.trice.s de la justice de trois régions sont renforcées, afin de protéger et défendre les droits des femmes autochtones par le biais du litige stratégique.

  • Six organisations partenaires de trois régions différentes mènent la lutte contre l’impunité, en fournissant de l’accompagnement juridique aux victimes de VSBG ainsi qu’en avançant quatre cas emblématiques devant les tribunaux nationaux, notamment grâce à la formation et au soutien technique offerts en matière de litige stratégique. Les cas menés avec l’appui d’ASFC concernent entre autres l’abus sexuel d’enfants autochtones en milieu scolaire, le refus du droit à l’avortement thérapeutique et l’agression sexuelle d’une femme autochtone en milieu de travail.


Partenaires locaux



Partenaire financier


Affaires mondiales Canada (AMC)

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