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Des meilleures pratiques de gestion et de gouvernance interne au sein des organisations de la société civile en Haïti


La semaine dernière, à l’invitation d’ASFC, 19 femmes et 10 hommes des départements du Sud, du Sud-est, du Nord et de l’Ouest, se sont réuni.e.s à Port-au-Prince pour une formation sur la gestion organisationnelle, la gouvernance interne des associations et la prévention du harcèlement en milieu de travail.

La formation visait principalement à les aider à améliorer la gouvernance interne et à se doter d’outils nécessaires afin de prévenir le harcèlement sous toutes ses formes. Elle constitue la première d’une série de trois formations dont les deux dernières porteront sur l’élaboration, la gestion, le suivi et l’évaluation des projets.

Nathalie Cadet, membre de l’organisation de défense des droits des femmes Fanm deside, n’a pas hésité à témoigner de sa satisfaction à la fin de la journée du 23 aout. « Ces 5 jours de formation nous ont donné la possibilité de nous remettre en question, de faire le diagnostic de nos organisations respectives et de nous-même en tant que représentant.e.s d’organisations de défense des droits humains. »

La féministe a qualifié de louable cette initiative, qui leur a permis non seulement d’identifier leurs erreurs, mais les a également outillés pour les corriger. « Nous sommes bien armés à présent pour appliquer les pratiques de bonne gouvernance pour de meilleurs résultats », a-t-elle ajouté.


Une formation pour susciter l’engagement et l’action


Depuis le début du projet Accès à la justice et lutte contre l’impunité en Haïti (AJULIH) dont ASFC est le maitre d’œuvre, l’institution appuie techniquement et financièrement les organisations de la société civile. Le but est de promouvoir une société civile forte capable d’influer sur les politiques publiques pour garantir un accès équitable à la justice pour les personnes en situation de vulnérabilité et de constituer un véritable contrepoids social.

Cette formation, a rappelé le chef de mission d’ASFC en Haïti, Me Appolinaire Fotso, « vise à assurer que les initiatives communes s’étaleront sur la durée pour qu’à la fin du projet, qui est limité dans le temps, ces activités ne s’arrêtent pas ».

Au terme de la formation, chaque participant.e a pris le temps de formuler ses engagements eu égard aux connaissances reçues. Ils s’engagent, d’ici février 2020, à établir un règlement sur le harcèlement et à revoir la mission et la vision de l’organisation. Certains promettent de soumettre tous les projets en cours et à venir de leur association à l’analyse comparative de genre (ACG) pour toucher plus de personnes en situation de vulnérabilité. D’autres souhaitent revoir leur organigramme et doter leur organisation d’une politique sur le harcèlement.

 

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